UNE IDEE
DE PROMENADE POUR LES VACANCES
UNE
IDEE DE PROMENADE POUR LES VACANCES
Connaissez- vous la Maison-Musée à Colmars
les Alpes ?
Ouverte en 2003, elle ne cesse de s'agrandir
au fil des ans pour présenter au public 18 lieux d'exposition qui mettent en
valeur le patrimoine du Haut-Verdon; Elle est gérée par l'association
"Maison-Musée et Forts Vauban du Haut-Verdon".
L'entrée se fait au coeur du village par une
ancienne maison de notaire ayant gardé tout son cachet; Puis au second étage,
le salon bourgeois ouvre de chaque côté sur le Chemin de ronde, très
caractéristique de l'époque de Vauban. Ce Rempart est ponctué de tours dont
certaines datent du Moyen-Age : on déambule ainsi sur une grande partie des
murs qui ceinturent les maisons de Colmars, serrées les unes contre les autres.
Les différentes salles présentent les
multiples aspects de la vie quotidienne vers 1900, le sacré, le labeur des
paysans et artisans,etc...Au pied du Clocher imposant,
la Tour de la Sacristie abrite un espace Vauban, dernièrement bien développé,
où règne l'ombre du grand homme. Dans une autre tour, la Dauphine, on trouvera
la bravade de Saint-Jean, l'espace Lartigue avec papillons et peintures, puis
la faune et la flore.
Cette année, la Maison-Musée tourne à
plein régime en période estivale, ouvre ses portes les après-midi pour les
vacances scolaires Automne hiver printemps. Ainsi, on pourra allier les plaisirs de la
neige et de la glisse à la découverte du patrimoine local.
Après la visite, une promenade s'impose dans
les ruelles du village fortifié débouchant sur les placettes aux fontaines
glougloutantes : ici et là, des panneaux émaillés donnent des indications sur
l'histoire et la vie des habitants d'antan; Les dépliants sont à l'Office de
Tourisme... une balade instructive pour petits
et grands ! A bientôt !
Et si vous avez envie de visiter la
Maison-Musée à un autre moment, vous pouvez joindre Mélodie ou l'Office de tourisme : elle se déplace pour un groupe d'au minimum 8 personnes. A bientôt !
_______________________________________________________________________________________
ASSOCIATION DE LA MAISON-MUSEE ET DES FORTS
VAUBAN
association loi 1901
Place Joseph Girieud - mairie
04370 COLMARS les Alpes
site de la Maison-Musée : www.haut-verdon-musee.org
COMPOSITION DU BUREAU 2012
Président D'Honneur : Dyen Fernand
Président : Michel Robert
Présidente adjointe : ETIENNE Jeanine
Président adjoint : Teucher Armand
Trésorier : Blanc René
Trésorier adjoint : Blanc Roger
Secrétaire : Poujol Gilberte
__________________________________________________________________________________________
LA
MAISON-MUSEE A COLMARS LES ALPES
Située au coeur du village, c'est l'ancienne maison TROTABAS dont les
deux dernières descendantes, les "demoiselles Trotabas" enseignaient
aux enfants du village le catéchisme et la musique; l'une d'elles s'adonnait
également à la peinture. Elles décédèrent dans les années 1960. La Mairie de
Colmars rachète la maison aux héritiers en janvier 2003 et la confie à
l'association "Les Amis des Forts Vauban" qui l'aménage en lieux
d'expositions visitables à partir du 1er juillet 2003.
C'est une maison caractéristique de l'ancien habitat rural bourgeois de
la vallée du Haut-Verdon : elle fut occupée par une famille de notaires de père
en fils (charge héréditaire) dont la présence est attestée depuis le 17°
siècle. Le bureau était situé au premier étage, dans une pièce bien éclairée,
tapissée d'un motif discret dont la porte en noyer massif conserve un petit
heurtoir en laiton.
L'intérieur fut probablement entièrement restauré à la suite du grand
incendie de 1672 qui toucha toutes les maisons...sauf une ! Le carrelage très
ancien de l'escalier (constitué de carrés de terre cuite) date certainement de
cette époque car il est de même facture que le revêtement utilisé une dizaine
d'années plus tard dans la construction du Fort de Savoie. Il provenait
probablement de tuileries alors en activité à Colmars et dans la vallée.
·
Au rez de chaussée, on entre par un long couloir voûté
d'ogives
donnant sur une petite cour intérieure cernée de hauts
murs, caractéristique des villages
fortifiés très groupés, où il est difficile d'attraper la lumière. On accède
ensuite aux différents étages par un escalier constitué de volées d'une dizaines de marches, coupées de paliers recouverts eux aussi
de "mallons" locaux. En tout, il y a trois étages plus le
"grenier" : celui-ci conserve encore les traces d'un poulailler
!...Un grand "souleaïdo" (toit abritant une grande terrasse très
ensoleillée) domine les toits de Colmars.
·
Caractéristiques de l'ensemble des collections :
- Le but des différentes
expositions présentées aux premier et deuxième étages est d'évoquer de façon
concrète, précise, parfois touchante, la
vie quotidienne des générations passées
dans la Vallée du Haut-Verdon.
- Pour ce faire, de nombreux
objets, des plus modestes aux plus précieux, mais tous caractéristiques de la
vie d'autrefois sont regroupés par thèmes, illustrant les difficultés, les
plaisirs, les croyances dans cette société si différente de la nôtre mais lui
servant cependant de base, de racines.
- Les exigences sont toujours
les mêmes : l'authenticité des objets quant à leur provenance ( vallée du Haut-Verdon ), et quant à leur ancienneté (
antérieurs aux années 1930 ).
·
Le premier étage :
-
L'art religieux : l'évocation des confréries laïques (
Pénitents blancs et gris ), la somptuosité des ornements d'église parfois très anciens, une
remarquable collection de statuettes de la Vierge, témoignent du rôle de la
religion.
-
Loisirs et tourisme en 1900 : Outre de nombreux documents, une étonnante
reconstitution du premier remonte-
pente de la vallée ( la
skieuse en jupe assise sur une luge...)
-
La salle de classe : toute une ambiance...! Longs pupitres en mélèze et
leurs encriers blancs tachés d'encre violette, poêle rond alimenté par les
élèves apportant chacun deux bûches portées dans le dos en plus de leur
cartable sur le porte-cartable fabriqué "maison"..., cartes murales
anciennes, etc...
·
Le deuxième étage :
Il présente un intérieur bourgeois dans les
années 1900 avec la cuisine et ses objets utilitaires, la chambre, de
nombreuses pièces d'habillement ( Colmars abritait
quelques chapelières...), le coin "couture", le grand salon et son
piano... Mais il permet aussi de découvrir un fait historique pour le moins
curieux qui a marqué les remparts de Colmars : l'utilisation par certains
propriétaires, parmi lesquels notre
notaire..., du chemin de ronde attenant, pour agrandir leur maison et y percer
une nouvelle fenêtre dans le rempart, ceci dès le 17° siècle comme en
témoignent les nombreux rappels à l'ordre infructueux de l'autorité
militaire!...C'est grâce à cette insubordination que nous accédons
aujourd'hui du grand salon directement
au chemin de ronde !
·
Le chemin de ronde et les tours :Abrité par les remparts, le
chemin de ronde, percé de meurtrières, ceinture tout le village et donne accès
aux différentes tours qui se visitent chacune sur deux niveaux. On y découvrira
successivement :
-Dans la Tour Dauphine :
Les incendies dans la vallée ravageant à tour de rôle tous les villages.
Les grandes réjouissances de la Saint-Jean : uniformes de la Bravade,
photographies anciennes,etc...
L'Espace Dany Lartigue : des papillons de montagne dans leur contexte
naturel, sur fond d'herbiers ou de
paysages, recherchés, récoltés et mis en scène
par les soins attentifs de l'entomologiste-peintre.
- Dans la Tour Saint-Joseph Le matériel agricole, le miel, le
transport du lait et le travail de la "petite vigne" locale !
Le travail du bois, de la
forêt à la réalisation d'objets (sciage, découpage, tournage, perçage...)
L'étamage, la confection de cordes,etc...
- Dans la Tour Gravier :
Le travail du pain.
- En chemin, on fera halte auprès du cordonnier, de l'atelier
"textile", de machines plus imposantes : machines agricoles, ancienne
pompe à bras en cuivre des pompiers, etc...
- On terminera par une halte dans le "petit jardin" où
se mêlent légumes et fleurs du pays, sur le modèle des jardins de curé !
L'ECOLE
COMMUNALE de JULES FERRY, dans la vallée en 1900.
Une salle de classe a été fidèlement reconstituée pour faire revivre
l'école vers 1900 : les longs bureaux avec leurs bancs étroits solidaires,
pouvant recevoir quatre ou cinq élèves, les encriers en porcelaine blanche,
enchassés dans leurs trous, tachés d'encre violette dont la bouteille à bec verseur
trône sur le bureau du Maître, perché sur son estrade. Au mur, le tableau
d'ardoise, les cartes géographiques écornées : elles sont entoilées; la carte
de France ici accrochée, date d'avant 1914 : elle ne présente pas l'Alsace et
la Lorraine, annexées par l'Allemagne...
Des mannequins ont pris place sur les bancs de mélèze, devant eux,
ardoises et craies. Un poêle à bois cylindrique chauffe maigrement la salle de
classe : il était allumé tous les matins par un enfant différent arrivant avant
les autres. Les écoliers parcouraient souvent plusieurs kilomètres à pied par
tous les temps (le froid, la pluie, la neige et le verglas!); sur leur dos,
l'ancêtre du sac à dos, le "porte cartable" fabriqué par les mains
familiales : il était utilisé pour transporter les deux bûches demandées pour
le chauffage et le cartable lui-même, réalisé soit en cuir pour les familles
aisées, soit en bois, en carton bouilli, en toile cirée pour les plus modestes
! Il fallait être soigneux pour le conserver toute la scolarité! En rentrant
dans la classe, ils suspendaient
pélerines et bérets alourdis aux porte-manteaux de bois, et enfilaient
une "stricte" blouse noire symbolisant l'égalité devant la République
!
Une armoire vitrée contient les livres de prêt et différents matériels
pédagogiques : une balance "Roberval", des poids, des mesures, une chaîne
d'arpenteur pour mesurer les longueurs,etc...Chaque
matin, le Maître inscrivait au tableau noir, d'une belle écriture, la date et
la leçon de morale du jour; des panneaux placardés aux murs reprenaient
différentes maximes moralisatrices.
Dans les années 1900, les petits garçons recevaient un enseignement
militaire à l'école; l 'instituteur leur apprenait le
maniement d'un fusil !... Il fallait les préparer à la guerre pour que la
France récupère l'Alsace et la Lorraine perdues en 1870 lors du conflit contre
les Etats allemands.
Ici, dans la vallée du Haut-Verdon, dans les années 1920, on pouvait
compter 25 écoles parmi les 6 communes et leurs hameaux
respectifs; à Allos et à Colmars, comme il y avait beaucoup d'élèves, la classe
des filles était distincte de celle des garçons et l'école mixte apparait en
1941 à Colmars. Les enseignants étaient recrutés par les Maires aux foires de
septembre (par exemple celle très prisée de Barcelonnette) : en arborant une ou
plusieurs plumes à leur chapeau, ils montraient ainsi leur degré
d'instruction...et demandaient donc un salaire plus ou moins conséquent !...
L'ECOLE
COMMUNALE de JULES FERRY, dans la vallée en 1900.
Au mur, le tableau d'ardoise, les cartes géographiques écornées : elles
sont entoilées; la carte de France ici accrochée, date d'avant 1914 : elle ne
présente pas l'Alsace et la Lorraine, annexées par l'Allemagne...
Un
poêle à bois cylindrique chauffe maigrement la salle de classe : il était
allumé tous les matins par un enfant différent arrivant avant les autres. Les
écoliers parcouraient souvent plusieurs kilomètres à pied par tous les temps
(le froid, la pluie, la neige et le verglas!); sur leur dos, l'ancêtre du sac à
dos, le "porte cartable" fabriqué par les mains familiales :
il était utilisé pour transporter les deux bûches demandées pour le chauffage
et le cartable lui-même, réalisé soit en cuir pour les familles aisées, soit en
bois, en carton bouilli, en toile cirée pour les plus modestes ! Il fallait
être soigneux pour le conserver toute la scolarité!
En
rentrant dans la classe, ils suspendaient
pélerines et bérets alourdis aux porte-manteaux de bois, et enfilaient une
"stricte" blouse noire symbolisant l'égalité devant la République !
Une armoire vitrée contient les livres de prêt et différents matériels
pédagogiques : une balance "Roberval", des poids, des mesures, une
chaîne d'arpenteur pour mesurer les longueurs,etc...
Chaque matin, le Maître inscrivait au tableau noir, d'une belle
écriture, la date et la leçon de morale du jour; des panneaux placardés
aux murs reprenaient différentes maximes moralisatrices.
Dans les années 1900, les petits garçons recevaient un enseignement
militaire à l'école :
l'instituteur leur apprenait le maniement d'un fusil !... Il
fallait les préparer à la guerre pour que la France récupère l'Alsace et la
Lorraine perdues en 1870 lors du conflit contre les Etats allemands.
Ici, dans la vallée du Haut-Verdon, dans les années 1920, on pouvait
compter
25 écoles parmi les 6 communes et leurs hameaux respectifs; à Allos et à
Colmars, comme il y avait beaucoup d'élèves, la classe des filles était
distincte de celle des garçons et l'école mixte apparait en 1941 à Colmars.
Les enseignants étaient recrutés par les Maires aux foires de septembre (par exemple celle
très prisée de Barcelonnette) : en arborant une ou plusieurs plumes à leur
chapeau, ils montraient ainsi leur degré d'instruction...et demandaient donc un
salaire plus ou moins conséquent !...