UNE IDEE DE PROMENADE POUR LES VACANCES

 

COMPOSITION DU BUREAU 2008

 

Dossier de presse

 

 

 

 

 UNE IDEE DE PROMENADE POUR LES VACANCES

 

Connaissez- vous la Maison-Musée à Colmars les Alpes ?

Ouverte en 2003, elle ne cesse de s'agrandir au fil des ans pour présenter au public 18 lieux d'exposition qui mettent en valeur le patrimoine du Haut-Verdon; Elle est gérée par l'association "Maison-Musée et Forts Vauban du Haut-Verdon".

L'entrée se fait au coeur du village par une ancienne maison de notaire ayant gardé tout son cachet; Puis au second étage, le salon bourgeois ouvre de chaque côté sur le Chemin de ronde, très caractéristique de l'époque de Vauban. Ce Rempart est ponctué de tours dont certaines datent du Moyen-Age : on déambule ainsi sur une grande partie des murs qui ceinturent les maisons de Colmars, serrées les unes contre les autres.

Les différentes salles présentent les multiples aspects de la vie quotidienne vers 1900, le sacré, le labeur des paysans et artisans,etc...Au pied du Clocher imposant, la Tour de la Sacristie abrite un espace Vauban, dernièrement bien développé, où règne l'ombre du grand homme. Dans une autre tour, la Dauphine, on trouvera la bravade de Saint-Jean, l'espace Lartigue avec papillons et peintures, puis la faune et la flore.

Cette année, la Maison-Musée tourne à plein régime en période estivale, ouvre ses portes les après-midi pour les vacances scolaires Automne hiver printemps. Ainsi, on pourra allier les plaisirs de la neige et de la glisse à la découverte du patrimoine local.

Après la visite, une promenade s'impose dans les ruelles du village fortifié débouchant sur les placettes aux fontaines glougloutantes : ici et là, des panneaux émaillés donnent des indications sur l'histoire et la vie des habitants d'antan; Les dépliants sont à l'Office de Tourisme... une balade instructive pour petits et grands ! A bientôt !

 

 

Et si vous avez envie de visiter la Maison-Musée à un autre moment, vous pouvez joindre Mélodie ou l'Office de tourisme : elle se déplace pour un groupe d'au minimum 8 personnes. A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

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ASSOCIATION DE LA MAISON-MUSEE ET DES FORTS VAUBAN

association loi 1901

Place Joseph Girieud - mairie

04370 COLMARS les Alpes

site de la Maison-Musée  : www.haut-verdon-musee.org

 

 

 

 

COMPOSITION DU BUREAU 2012

 

Président D'Honneur : Dyen Fernand
Président : Michel Robert
Présidente adjointe : ETIENNE Jeanine
Président adjoint : Teucher Armand
Trésorier : Blanc René
Trésorier adjoint : Blanc Roger
Secrétaire : Poujol Gilberte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA MAISON-MUSEE A COLMARS LES ALPES

 

           Située au coeur du village, c'est l'ancienne maison TROTABAS dont les deux dernières descendantes, les "demoiselles Trotabas" enseignaient aux enfants du village le catéchisme et la musique; l'une d'elles s'adonnait également à la peinture. Elles décédèrent dans les années 1960. La Mairie de Colmars rachète la maison aux héritiers en janvier 2003 et la confie à l'association "Les Amis des Forts Vauban" qui l'aménage en lieux d'expositions visitables à partir du 1er juillet 2003.

           C'est une maison caractéristique de l'ancien habitat rural bourgeois de la vallée du Haut-Verdon : elle fut occupée par une famille de notaires de père en fils (charge héréditaire) dont la présence est attestée depuis le 17° siècle. Le bureau était situé au premier étage, dans une pièce bien éclairée, tapissée d'un motif discret dont la porte en noyer massif conserve un petit heurtoir en laiton.

           L'intérieur fut probablement entièrement restauré à la suite du grand incendie de 1672 qui toucha toutes les maisons...sauf une ! Le carrelage très ancien de l'escalier (constitué de carrés de terre cuite) date certainement de cette époque car il est de même facture que le revêtement utilisé une dizaine d'années plus tard dans la construction du Fort de Savoie. Il provenait probablement de tuileries alors en activité à Colmars et dans la vallée.

 

·                    Au rez de chaussée, on entre par un long couloir voûté d'ogives

 donnant sur une petite cour intérieure cernée de hauts murs,  caractéristique des villages fortifiés très groupés, où il est difficile d'attraper la lumière. On accède ensuite aux différents étages par un escalier constitué de volées d'une dizaines de marches, coupées de paliers recouverts eux aussi de "mallons" locaux. En tout, il y a trois étages plus le "grenier" : celui-ci conserve encore les traces d'un poulailler !...Un grand "souleaïdo" (toit abritant une grande terrasse très ensoleillée) domine les toits de Colmars.

 

·                    Caractéristiques de l'ensemble des collections :

                    - Le but des différentes expositions présentées aux premier et deuxième étages est d'évoquer de façon concrète, précise, parfois  touchante, la vie quotidienne  des générations passées dans la Vallée du Haut-Verdon.

                   - Pour ce faire, de nombreux objets, des plus modestes aux plus précieux, mais tous caractéristiques de la vie d'autrefois sont regroupés par thèmes, illustrant les difficultés, les plaisirs, les croyances dans cette société si différente de la nôtre mais lui servant cependant de base, de racines.

                  - Les exigences sont toujours les mêmes : l'authenticité des objets quant à leur provenance ( vallée du Haut-Verdon ), et quant à leur ancienneté ( antérieurs aux années 1930 ).

 

·                     Le premier étage :

                                              - L'art religieux : l'évocation des confréries laïques ( Pénitents blancs et gris ), la somptuosité des ornements d'église              parfois très anciens, une remarquable collection de statuettes de la Vierge, témoignent du rôle de la religion.  

                                              - Loisirs et tourisme en 1900 : Outre de nombreux documents, une étonnante reconstitution du premier remonte-

pente de la vallée ( la skieuse en jupe assise sur une luge...) 

                                              - La salle de classe : toute une ambiance...! Longs pupitres en mélèze et leurs encriers blancs tachés d'encre violette, poêle rond alimenté par les élèves apportant chacun deux bûches portées dans le dos en plus de leur cartable sur le porte-cartable fabriqué "maison"..., cartes murales anciennes, etc...

 

·                    Le deuxième étage :

Il présente un intérieur bourgeois dans les années 1900 avec la cuisine et ses objets utilitaires, la chambre, de nombreuses pièces d'habillement ( Colmars abritait quelques chapelières...), le coin "couture", le grand salon et son piano... Mais il permet aussi de découvrir un fait historique pour le moins curieux qui a marqué les remparts de Colmars : l'utilisation par certains propriétaires,  parmi lesquels notre notaire..., du chemin de ronde attenant, pour agrandir leur maison et y percer une nouvelle fenêtre dans le rempart, ceci dès le 17° siècle comme en témoignent les nombreux rappels à l'ordre infructueux de l'autorité militaire!...C'est grâce à cette insubordination que nous accédons aujourd'hui  du grand salon directement au chemin de ronde !

 

·                    Le chemin de ronde et les tours :Abrité par les remparts, le chemin de ronde, percé de meurtrières, ceinture tout le village et donne accès aux différentes tours qui se visitent chacune sur deux niveaux. On y découvrira successivement :

           -Dans la Tour Dauphine :    Les incendies dans la vallée ravageant à tour de rôle tous les villages.

                                                          Les grandes réjouissances de la Saint-Jean : uniformes de la Bravade, photographies anciennes,etc...

                                                          L'Espace Dany Lartigue : des papillons de montagne dans leur contexte naturel, sur fond d'herbiers ou de     

                                                          paysages, recherchés, récoltés et mis en scène par les soins attentifs de l'entomologiste-peintre.

          - Dans la Tour Saint-Joseph Le matériel agricole, le miel, le transport du lait et le travail de la "petite vigne" locale !

                                                           Le travail du bois, de la forêt à la réalisation d'objets (sciage, découpage, tournage, perçage...)

                                                           L'étamage, la confection de cordes,etc...

          - Dans la Tour Gravier :         Le travail du pain.

          - En chemin, on fera halte auprès du cordonnier, de l'atelier "textile", de machines plus imposantes : machines agricoles, ancienne pompe à bras en cuivre des pompiers, etc...

          - On terminera par une halte dans le "petit jardin" où se mêlent légumes et fleurs du pays, sur le modèle des jardins de curé !

 

 

               

                                                      

 

 

 

L'ECOLE COMMUNALE de JULES FERRY, dans la vallée en 1900.

 

          Une salle de classe a été fidèlement reconstituée pour faire revivre l'école vers 1900 : les longs bureaux avec leurs bancs étroits solidaires, pouvant recevoir quatre ou cinq élèves, les encriers en porcelaine blanche, enchassés dans leurs trous, tachés d'encre violette dont la bouteille à bec verseur trône sur le bureau du Maître, perché sur son estrade. Au mur, le tableau d'ardoise, les cartes géographiques écornées : elles sont entoilées; la carte de France ici accrochée, date d'avant 1914 : elle ne présente pas l'Alsace et la Lorraine, annexées par l'Allemagne...

         Des mannequins ont pris place sur les bancs de mélèze, devant eux, ardoises et craies. Un poêle à bois cylindrique chauffe maigrement la salle de classe : il était allumé tous les matins par un enfant différent arrivant avant les autres. Les écoliers parcouraient souvent plusieurs kilomètres à pied par tous les temps (le froid, la pluie, la neige et le verglas!); sur leur dos, l'ancêtre du sac à dos, le "porte cartable" fabriqué par les mains familiales : il était utilisé pour transporter les deux bûches demandées pour le chauffage et le cartable lui-même, réalisé soit en cuir pour les familles aisées, soit en bois, en carton bouilli, en toile cirée pour les plus modestes ! Il fallait être soigneux pour le conserver toute la scolarité! En rentrant dans la classe, ils suspendaient  pélerines et bérets alourdis aux porte-manteaux de bois, et enfilaient une "stricte" blouse noire symbolisant l'égalité devant la République !

          Une armoire vitrée contient les livres de prêt et différents matériels pédagogiques : une balance "Roberval", des poids, des mesures, une chaîne d'arpenteur pour mesurer les longueurs,etc...Chaque matin, le Maître inscrivait au tableau noir, d'une belle écriture, la date et la leçon de morale du jour; des panneaux placardés aux murs reprenaient différentes maximes moralisatrices.

          Dans les années 1900, les petits garçons recevaient un enseignement militaire à l'école; l 'instituteur leur apprenait le maniement d'un fusil !... Il fallait les préparer à la guerre pour que la France récupère l'Alsace et la Lorraine perdues en 1870 lors du conflit contre les Etats allemands.

          Ici, dans la vallée du Haut-Verdon, dans les années 1920, on pouvait compter 25 écoles parmi les 6 communes et leurs hameaux respectifs; à Allos et à Colmars, comme il y avait beaucoup d'élèves, la classe des filles était distincte de celle des garçons et l'école mixte apparait en 1941 à Colmars. Les enseignants étaient recrutés par les Maires aux foires de septembre (par exemple celle très prisée de Barcelonnette) : en arborant une ou plusieurs plumes à leur chapeau, ils montraient ainsi leur degré d'instruction...et demandaient donc un salaire plus ou moins conséquent !...

 

 

 

                                                                     

L'ECOLE COMMUNALE de JULES FERRY, dans la vallée en 1900.

 

      Au mur, le tableau d'ardoise, les cartes géographiques écornées : elles sont entoilées; la carte de France ici accrochée, date d'avant 1914 : elle ne présente pas l'Alsace et la Lorraine, annexées par l'Allemagne...

     Un poêle à bois cylindrique chauffe maigrement la salle de classe : il était allumé tous les matins par un enfant différent arrivant avant les autres. Les écoliers parcouraient souvent plusieurs kilomètres à pied par tous les temps (le froid, la pluie, la neige et le verglas!); sur leur dos, l'ancêtre du sac à dos, le "porte cartable" fabriqué par les mains familiales : il était utilisé pour transporter les deux bûches demandées pour le chauffage et le cartable lui-même, réalisé soit en cuir pour les familles aisées, soit en bois, en carton bouilli, en toile cirée pour les plus modestes ! Il fallait être soigneux pour le conserver toute la scolarité!

     En rentrant dans la classe, ils suspendaient  pélerines et bérets alourdis aux porte-manteaux de bois, et enfilaient une "stricte" blouse noire symbolisant l'égalité devant la République !

     Une armoire vitrée contient les livres de prêt et différents matériels pédagogiques : une balance "Roberval", des poids, des mesures, une chaîne d'arpenteur pour mesurer les longueurs,etc...

     Chaque matin, le Maître inscrivait au tableau noir, d'une belle écriture, la date et la leçon de morale du jour; des panneaux placardés aux murs reprenaient différentes maximes moralisatrices.

      Dans les années 1900, les petits garçons recevaient un enseignement militaire à l'école :

 l'instituteur leur apprenait le maniement d'un fusil !... Il fallait les préparer à la guerre pour que la France récupère l'Alsace et la Lorraine perdues en 1870 lors du conflit contre les Etats allemands.

 

       Ici, dans la vallée du Haut-Verdon, dans les années 1920, on pouvait compter 25 écoles parmi les 6 communes et leurs hameaux respectifs; à Allos et à Colmars, comme il y avait beaucoup d'élèves, la classe des filles était distincte de celle des garçons et l'école mixte apparait en 1941 à Colmars.

       Les enseignants étaient recrutés par les Maires aux foires de septembre (par exemple celle très prisée de Barcelonnette) : en arborant une ou plusieurs plumes à leur chapeau, ils montraient ainsi leur degré d'instruction...et demandaient donc un salaire plus ou moins conséquent !...